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Consultation dans le grand Sud pour une reconstruction orientée vers le durable

Consultation dans le grand Sud pour une reconstruction orientée vers le durable
octobre 20
07:26 2016

Organisée autour du thème « Le grand Sud prend son destin en main », cette rencontre a été l’occasion pour les acteurs de mettre l’emphase sur la nécessité de préparer l’avenir. « Cette rencontre est une vraie consultation. L’idée n’étant pas de parler de l’aide humanitaire, mais sur la nécessité de préparer l’avenir », a fait savoir Michèle Oriol, directrice du Comité interministériel d’aménagement du territoire (CIAT). La table verte du grand Sud a été également l’occasion de faire le bilan des dégâts causés par l’ouragan, donner des orientations pour la reconstruction et aider les humanitaires à prendre des décisions qui n’entravent pas la reconstruction, tout en permettant un passage harmonieux de l’urgence au développement durable. Cette année, prévient Michèle Oriol, la manne ne tombera pas. « Il n’y aura pas autant de fonds débloqués comme c’était le cas en 2010. Il va falloir être stratégique dans les différentes interventions », a-t-elle dit, plaidant pour une dépense rationnelle de chaque centime débloqué.

Invité à ouvrir les discussions, le maire des Cayes, Gabriel Fortuné, a dit espérer que le gouvernement se rendrait compte de l’importance d’une telle initiative. Il a fait le plaidoyer en faveur des collectivités territoriales pour qu’elles soient de véritables acteurs dans la reconstruction des communes affectées. L’ancien parlementaire a insisté sur l’impérieuse nécessité que les erreurs postséisme ne se reproduisent plus.

Plus loin, Gabriel Fortuné a dépeint la situation de nos institutions qui sont liées à l’ampleur des dégâts et appelle à une réforme institutionnelle. « Les conséquences de ce que nous vivons aujourd’hui sont dues à la faillite de l’État et de la communauté internationale. Celle-ci, selon Gabriel Fortuné, fait toujours de grandes promesses à Haïti mais manifeste une grande complaisance vis-à-vis des gouvernements corrompus qui ont dirigé le pays malheureusement depuis 30 ans. « La meilleure chose que l’international puisse faire pour le peuple haïtien, c’est d’être moins complaisant envers ces gouvernements », a-t-il balancé. Le maire des Cayes a souligné aussi l’irresponsabilité des mairies engendrant une augmentation des risques de pertes en vies humaines. « Les gens construisent parfois dans de mauvaises conditions, parfois avec la complicité des ingénieurs municipaux corrompus. Il faut repenser totalement les mairies », a-t-il estimé.

Bailleurs de fonds et ONG veulent se mettre au diapason

A l’issue de sa participation à cette réunion, Marie Barton-Dock, représentante résidente de la Banque mondiale en Haïti, dit avoir retenu des informations sur l’impact de l’ouragan dans le grand Sud et la nécessité d’une proximité d’assistance dans cette région. « Il va falloir que tout le monde cherche un mécanisme pour la livraison de l’assistance avec une structure de gouvernance très forte », a-t-elle souhaité. Elle indique par ailleurs que la Banque mondiale, après ses pourparlers avec le gouvernement, va financer la reconstruction du pont de Petit-Goâve. « Après une évaluation économique du gouvernement de l’impact du cyclone, on va demander une allocation pour qu’Haïti puisse répondre à l’ouragan », a-t-elle promis.

Chargé de la concertation technique des bailleurs de fonds, l’ambassadeur de Suisse en Haïti, Jean-Luc Virchaux, informe qu’il y a un souci de réorienter les programmes existant dans les zones touchées vers les domaines de l’agriculture, du logement et de la reconstruction des infrastructures. « On veut allouer des ressources pour relever le défi de la reconstruction et du relèvement de ces zones », a-t-il dit. L’ambassadeur de Suisse en Haïti a évoqué la nécessité d’assurer la sécurité alimentaire des gens. « Ce n’est pas l’urgence qui pourra le faire. C’est un travail de fond qui est nécessaire à faire avec les paysans, avec les systèmes de production», a-t-il proposé, estimant qu’il faut chercher à savoir comment recapitaliser les paysans et empêcher qu’ils quittent leur terroir pour aller dans les villes. « S’ils quittent, il n’y aura plus personne pour produire sur place. Et on n’arrivera pas finalement à relever le défi du maintien du développement dans cette zone », argue-t-il.

La représentante pays de la PADF, Nadia Cherrouk, dit avoir participé à cette table ronde dans le but d’appuyer le gouvernement à travers la coordination du CIAT. Ce, dans le but de s’assurer que toutes les activités que va entreprendre son institution sont dans le cadre de la vision et la réflexion du gouvernement haïtien. « Dans le cadre de nos activités, la première des choses qu’on fait, c’est de s’assurer qu’on consulte les gouvernements locaux, notamment les municipalités, les Casecs, … Et nous travaillons aussi à travers des plateformes communautaires qui représentent la société civile », prenant en exemple les contributions faites au cours des deux dernières semaines.

Jean Daniel Sénat source le nouvelliste

 

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Summary: Des élus locaux du grand Sud et du Nord-Ouest, des représentants d’ONG, des parlementaires et autres membres de la société civile ont pris part à la « Table verte du grand Sud », un cadre de rencontre entre divers secteurs portant sur la reconstruction de cette région méridionale dévastée par l’ouragan.

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