Vaccin contre le covid-19 : un rappel pour tous les adultes peut s’envisager, selon une instance officielle

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En France, la dose de rappel ne concerne pour l’instant que les plus de 65 ans, les personnes à risques de formes graves de la maladie et les soignants.

Un rappel de vaccin contre le Covid pour tous les adultes pourrait être envisagé à cause de la dégradation de la situation en France, estime le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV), instance consultative créée par le gouvernement à l’occasion de la pandémie. «Les données de la modélisation de l’épidémie incitent à envisager» l’injection d’une dose de rappel à «l’ensemble de la population adulte 6 mois après» la vaccination, «afin de freiner l’épidémie et réduire le nombre de formes graves», écrit cette instance dans un avis daté de vendredi. «Pour restaurer l’efficacité vaccinale à des niveaux permettant le contrôle de l’épidémie, la généralisation de la dose de rappel à l’ensemble de la population adulte pourrait être une approche efficace», poursuit le COSV, présidé par l’immunologue Alain Fischer.

En France, la dose de rappel (qui est le plus souvent une troisième dose) ne concerne pour l’instant que les plus de 65 ans et les personnes à risques de formes graves de la maladie (ainsi que les soignants). Le 9 novembre, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé que la dose de rappel serait proposée aux 50-64 ans à partir du 1er décembre, sans même attendre l’avis de la Haute autorité de santé (HAS), chargée de guider l’exécutif sur ces questions. Vendredi, la HAS a recommandé d’injecter cette dose de rappel à partir de 40 ans. «L’élargissement du rappel aux moins de 50 ans sera étudié prochainement», a indiqué dans la foulée le ministre de la Santé, Olivier Véran, sur Twitter.

L’accélération actuelle de l’épidémie, conjuguée à la baisse d’efficacité des vaccins avec le temps, est susceptible d’entraîner «une augmentation significative du nombre d’admissions journalières à l’hôpital et en soins critiques», souligne le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale. «Même si le risque de formes graves reste très supérieur pour les personnes non-vaccinées (…), le nombre absolu de personnes vaccinées hospitalisées en soins conventionnels ou en soins critiques est loin d’être négligeable», poursuit-il pour justifier le principe d’un rappel. «Je ne serais pas étonné qu’on aille progressivement vers des rappels vaccinaux pour tous les adultes qui ont été vaccinés, c’est le sens de l’histoire», avait estimé Emmanuel Macron vendredi en marge d’un déplacement dans le Nord.